| Titolo |
Carlo Levi antifasciste italien, peintre et écrivain: Histoire de l’exposition - La Louviere 2005 |
| Descrizione |
« Carlo Levi antifasciste italien, peintre et écrivain »
Histoire de l’exposition (Storia di un'esposizione) Musée Royal de Mariemont (Belgique) 21 janvier – 20 mars 2005
Realizzato da Marco Valdo M.I. per il Comitato Carlo Levi/Filef de La Louviere
Une exposition de combat.
Venant plus d’un an après l’exposition, cette histoire (mais elle n’aurait pu être écrite avant) n’est plus d’une actualité immédiate, mais elle raconte un combat qui s’est mené dans un pays d’émigration par quelques militants antifascistes qui voulaient montrer à leurs compatriotes émigrés en Belgique et aussi, aux autres habitants de ce pays, la grandeur culturelle, artistique et politique de la lutte contre le fascisme et contre ses succédanés actuels. Il s’agissait aussi de montrer pour la première fois en Belgique que l’écrivain Carlo Levi était aussi et avant tout un tout grand peintre, si ce n’est un des plus grands peintres de l’Italie. Enfin, combien Carlo Levi, premier président de la FILEF (Federazione Italiana Lavoratori Emigrati e Famiglie), était proche des émigrés et comment il avait mis bien des forces dans ce combat que d’autres continuent encore aujourd’hui.
Il s’agit ici de raconter l’exposition et non d’en présenter le contenu, car il suffira, pour connaître le contenu, de se reporter au livre « Carlo Levi antifasciste. Peintre et écrivain » qui servit de catalogue à l’exposition.
Le Comité Carlo Levi – Il Comitato Carlo Levi ( La Louvière – Liège – Belgique)
Le Comité Carlo Levi – Comitato Carlo Levi est né de la volonté et des efforts d’émigrés italiens, installés de longue date en Belgique. Il s’agit de faire connaître et reconnaître Carlo Levi et de prolonger son combat contre le fascisme. Le manifeste du Comité Carlo Levi est (on ne peut plus) clair à ce sujet. « Le Comité Carlo Levi a tenu la gageure de faire surgir du néant la première exposition du peintre Carlo Levi dans nos régions. Du néant et même d’un double néant : le premier néant était culturel : la méconnaissance totale de Carlo Levi, le peintre et le deuxième néant était celui des moyens dont disposaient les individus qui avaient informellement constitué ce Comité fantôme. Quelques émigrés réunis un jour d’été au soleil devant la porte fermée d’un bureau dont on avait oublié de leur apporter la clé. Il y avait là Mario (un ancien de Cockerill), Giorgio (une sorte de journaliste), Maria-Antonietta (une femme de tête), Luccio (un enseigniste distingué) et Marco (un balayeur d’idées). Qu’on se rassure, ce Comité peut présenter aux plus exigeants des structuralistes administratifs ou des statalistes pointilleux une Présidente en bonne et due forme, un secrétaire et en cherchant bien, une sorte de trésorier. Le Comité Carlo Levi entend bien poursuivre dans cette voie fructueuse et continuer à voguer joyeusement au gré des vents et des aventures, il est bien décidé à mener son combat (qui était celui de Carlo Levi) contre la plante rampante et ses nervis, contre le fascisme et ses résurgences en Italie et en exil. Car à présent, le fascisme ou sa version berlusconienne s’exilent et tendent à ternir l’honneur d’autres peuples. Le Comité Carlo Levi est là pour dire avec une certaine obstination que Carlo Levi appelait dès le début de l’après-guerre à une nouvelle résistance : telle est encore l’actualité nécessaire. »
En préparation à l’exposition, le Comité Carlo Levi, qui mène une action de longue portée, a organisé diverses conférences et un concert de chants de la Résistance - toutes ces activités centrées sur Carlo Levi, afin de poursuivre le combat de ce dernier tant dans la lutte contre le fascisme (sous toutes ses formes, y compris les moins brutales et les plus contemporaines). Ce combat avait aussi pour but explicite de lutter contre la présence du fascisme en Italie. Pour le Comité Carlo Levi, il s’agit en fait de mener le combat contre la « desistenza » et pour la nouvelle « Résistance », fille et sœur de l’ancienne, qui permit à l’Europe d’échapper à la barbarie nazie ; il s’agit enfin de continuer le combat, qui est celui de la Filef, pour défendre les émigrés et les immigrés et de soutenir la lutte - nécessairement révolutionnaire - des paysans pauvres du monde entier.
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| Data |
22/07/07 |
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